Communication des praticiens de santé : ce que révèlent nos 7 entretiens (étude 2026)

En 2026, nous avons mené des entretiens individuels avec sept personnes du monde de la santé. Six soignants en exercice : deux kinésithérapeutes, une ostéopathe, une orthoptiste, un chirurgien-dentiste et une professionnelle du soin. Et un consultant qui accompagne des médecins sur leur visibilité en ligne.

Une seule question de départ : comment vivez-vous la communication autour de votre cabinet ? Nous avons retranscrit chaque échange. Nous en avons tiré plus de 130 phrases, classées par thème. Voici ce qui ressort.

En bref : les 5 enseignements de l’étude

  1. La peur de l’Ordre est le premier frein. Quatre soignants sur six l’évoquent sans qu’on leur pose la question.
  2. Personne ne sait vraiment où passe la limite entre information et publicité.
  3. Les patients arrivent mal orientés. La plupart des soignants interrogés en parlent.
  4. Doctolib est vu comme suffisant, jusqu’au moment où il montre ses limites.
  5. Le temps manque. La communication passe après le soin, toujours.

1. La peur de l’Ordre, premier frein à la communication

C’est le sujet qui revient le plus souvent dans nos entretiens. Les soignants veulent bien faire. Ils ne savent pas ce qui est autorisé.

« On a du mal à savoir ce qu’on a le droit parce qu’on a pas le droit. »

Kinésithérapeute

Ce flou pousse beaucoup de praticiens à ne rien faire du tout. Le chirurgien-dentiste interrogé a reçu une remarque de son Ordre au sujet de son site, à ses débuts. Son conseil aujourd’hui tient en une phrase.

« Ils ont le droit de faire appliquer les règles. Ils n’ont pas le droit d’en inventer. »

Chirurgien-dentiste

Ce que nous en retenons : un site de praticien se construit avec les textes de sa profession sous les yeux. Nous détaillons les règles dans notre article sur ce que vous pouvez dire sur votre site. Pour les kinésithérapeutes, nous avons rassemblé ces règles sur notre page création de site internet pour kinésithérapeute. Pour les ostéopathes, elles sont détaillées sur notre page création de site internet pour ostéopathe.

2. Information ou publicité : une frontière que personne ne voit clairement

Tous les soignants font la différence en théorie. En pratique, chacun place la limite à un endroit différent.

« Il me semble que j’ai le droit de faire de l’information autour de mon métier […] mais j’ai pas le droit de vendre mes services. »

Kinésithérapeute

Le regard des confrères pèse aussi. Une orthoptiste résume la crainte de beaucoup : une collègue mécontente peut signaler un contenu jugé trop promotionnel. Résultat, de nombreux cabinets n’ont tout simplement pas de site.

« Comment je fais pour me faire connaître alors que j’ai pas le droit d’en parler ? »

Orthoptiste

Notre réponse : un site d’information claire. Votre parcours, vos spécialités, le déroulé d’une séance, les modalités pratiques. Le choix des mots fait le reste.

3. Des patients mal orientés, faute d’information en ligne

C’est le point commun de la plupart des soignants interrogés. Des patients prennent rendez-vous sans savoir ce que fait réellement le praticien.

« Ils arrivent et que t’es obligé de leur dire ben non faut aller voir ma voisine, c’est un peu dommage. »

Kinésithérapeute

Une orthoptiste fait le lien avec les annulations : quand les patients ne comprennent pas l’intérêt d’un examen, ils ne viennent pas. Une autre kinésithérapeute dit perdre beaucoup de temps à expliquer le fonctionnement du cabinet et la facturation.

« Un bon professionnel, c’est pas quelqu’un qui sait utiliser plein de termes compliqués. C’est celui qui va savoir se mettre au niveau de son patient. »

Orthoptiste

Ce que nous en retenons : un site utile répond d’abord aux questions des patients. Spécialités pratiquées. Spécialités non pratiquées. Déroulé du premier rendez-vous. Tarifs et remboursement.

4. Doctolib suffit, jusqu’à un certain point

Plusieurs soignants estiment ne pas avoir besoin de site. Leur agenda est plein, la prise de rendez-vous passe par Doctolib.

« Les gens ils regardent sur Doctolib, la plupart ils regardent pas sur le site internet. »

Orthoptiste

Les mêmes reconnaissent vite les limites de la fiche : peu de place pour présenter une approche, une spécialité, un parcours. Une ostéopathe le formule ainsi.

« Qui me représente aussi moi personnellement, autre que juste une page Doctolib. »

Ostéopathe

Doctolib gère l’agenda. Le site complète la fiche : il présente votre approche et attire les bons patients. Les deux fonctionnent ensemble, comme nous l’expliquons dans Doctolib ne suffit pas.

5. Le manque de temps, frein silencieux

Le soin passe en premier. La communication se fait entre deux patients, ou pas du tout.

« C’est mort, j’ai pas le temps de faire ça, c’est un vrai métier. »

Orthoptiste

Le chirurgien-dentiste estime à 20 minutes minimum le temps passé sur chaque publication. Plusieurs soignants disent avoir déjà confié leur site à quelqu’un, puis avoir tout laissé tomber faute de suivi.

Le regard d’un consultant qui accompagne des médecins

Le consultant interrogé travaille la visibilité en ligne de médecins, sur Google et dans les réponses des IA. Il aide les praticiens à mettre des mots justes sur leur expertise.

« Il faut aujourd’hui dire des choses vraies, être capable de parler de vraies choses factuelles et pas dire n’importe quoi n’importe comment. »

Consultant en visibilité pour médecins

Son objectif pour ses clients tient en une formule : que chaque praticien soit trouvé à sa juste place. C’est aussi ce que privilégient les IA, qui citent les sources claires et factuelles. Nous en parlons dans notre article sur le GEO pour praticiens.

Ce que cette étude change pour votre site

  • Un site conforme aux règles de votre Ordre, relu avant la mise en ligne.
  • Des pages qui répondent aux vraies questions de vos patients.
  • Vos spécialités écrites noir sur blanc, pour attirer les bons patients.
  • Un lien direct vers votre agenda Doctolib.
  • Un site que vous pouvez faire vivre seul, sans y passer vos soirées.

Vous vous reconnaissez dans ces témoignages ? Demandez votre audit offert. Nous regardons ensemble ce que votre présence en ligne dit de vous aujourd’hui.

Méthodologie

Sept entretiens individuels semi-directifs, menés par l’agence Prisméa en 2026. Profils : deux kinésithérapeutes, une ostéopathe, une orthoptiste, un chirurgien-dentiste, une professionnelle du soin et un consultant en visibilité pour médecins. Les citations sont reproduites mot pour mot, sans le nom des participants.

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